Tunisie: L’ARP adopte le budget du ministère de l’Education

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) réunie, en plénière, samedi, a adopté à la majorité de 109 députés contre 20 abstentions et une seule objection, le budget du ministère de l’Education pour l’année 2016.

Le budget, tel qu’adopté par les élus du peuple, s’élève à 4525,231 MD contre 3998,709 MD en 2015, soit une hausse de 13,2%.

Les interventions des députés ont porté sur nombre de questions, dont la corruption dans le secteur de l’éducation, la réforme éducative, le phénomène du décrochage scolaire, la lutte contre le terrorisme et la suppression du régime d’enseignement par groupes.

Prenant la parole, le député Karim Hellali s’est interrogé sur l’opportunité de la décision de supprimer le régime d’enseignement par groupes ainsi que sur la disposition du ministère, au double plan matériel et humain, à concrétiser une telle mesure.

Le même député s’est interrogé également sur les modalités de mise en oeuvre de l’initiative du ministère de l’Education baptisée « L’Ecole renoue avec ses enfants », appelant à accorder la priorité au recrutement aux prochains concours du ministère à 900 enseignants suppléants ayant obtenu la moyenne au concours de recrutement des enseignants de l’année 2015.

Evoquant le climat de « tension » entre le ministère et les syndicats de base de l’enseignement, le député Adnène Hajji a affirmé que ce n’est pas « la voie idoine » pour régler les conflits en suspens, soulignant la nécessité de prendre en considération les droits des enseignants.

De son côté, la députée Souad Cheffi a dressé un tableau sombre de l’éducation en Tunisie. Pour elle, le secteur de l’éducation est en « crise » due essentiellement au « désengagement progressif » à l’égard de l’enseignement public, plaidant en faveur d’une réforme du système éducatif. « Nul besoin de recourir à des mesures palliatives arbitraires et intempestives », s’est-elle écriée, citant à ce propos la décision de supprimer la semaine bloquée.

La députée a également fait allusion aux campagnes de diffamation orchestrées contre les enseignants lors de la dernière période. « De telles campagnes ne font qu’altérer l’image de l’enseignant et porteront un rude coup au secteur de l’éducation en Tunisie », a-t-elle regretté, soulignant que les appels à la majoration salariale au profit des enseignants ne sont pas « un vœu pieux » mais plutôt « une « revendication légitime » s’inscrivant dans le droit-fil de la réforme du système éducatif et de la préservation de la dignité des enseignants.

Et la député de revenir sur la polémique suscitée par la question de l’absentéisme des enseignants. « les informations relayées sur un taux élevé d’absentéisme chez les enseignants n’est qu’une contre-vérité et relève de la pure désinformation », a-t-elle dénoncé.

Une position étayée par le député Ibrahim Saïd qui a appelé à « redorer le statut de l’éducateur », fustigeant à ce propos les campagnes visant à porter atteinte à son image à travers les médias.

Le dossier de la corruption dans le secteur de l’éducation a également retenu l’attention des élus du peuple. C’est ainsi que nombre de députés ont dénoncé « un manque de transparence et une mauvaise gestion » en matière d’octroi des marchés publics, soulignant l’impératif d’ouvrir une enquête afin d’éclater la vérité, toute la vérité sur ce dossier.

Pour sa part, le député Imed Ouled Jibril s’est félicité de l’initiative du ministère visant à renommer douze écoles du nom des martyrs de la garde présidentielle tombés, vendredi 24 novembre 2015, lors d’un attentat terroriste à l’avenue Mohamed V. « Il s’agit d’une initiative louable qui ne manquera pas de développer le sens patriotique chez les nouvelles générations », a-t-il dit.

Source – Webmanagercenter

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YouTube, une mine de ressources pédagogiques

youtube

N.B: Cet article a été publié sur le site d'éducation français Educavox, le 08 janvier 2015

Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont omniprésentes dans l’enseignement. La pression est de plus en plus forte, de la part des apprenants étant donné que la société est soumise à l’usage quotidien de ces  outils. Ces derniers favorisent l’apprentissage et l’acquisition rapidement des informations.Mais avez-vous un jour pensé à enseigner avec le réseau social de partage de vidéos « YouTube » ? 

« YouTube » ne se limite pas à vous permettre de visionner les derniers clips de vos chanteurs préférés ou un film complet que avez lu son synopsis dans les  magazines People.  C’est aussi  une mine de ressources pédagogiques que vous pouvez utiliser pour meubler votre cours. Il s’agit d’une ne approche pédagogique originale et motivante pour vous et vos apprenants.

En réalité, ce support vidéo est un support extrêmement riche et flexible et qu’il a énormément à apporter à l’enseignement aussi bien réel que virtuel.  Il suffit juste de déterminer les bonnes méthodes d’un usage pertinent. Donc au lieu de servir à vos apprenants en classe un article, vous pouvez visionner ensemble une vidéo de quelques minutes voire un film complet qui résume le cours. Vous pouvez ainsi votre apprenant à vivre les événements, découvrir les faits et imaginer les situations.

Et s’il s’agit d’un cours  en ligne, les apprenants peuvent commenter la vidéo et la partager. Plusieurs plateformes et centres de formation ont découvert l’importance de  la vidéo comme moyen d’explication de données et outil pédagogique efficace qui sert à mémoriser ces données. A titre d’exemple, TV 5 monde qui  met à la disposition de ses téléspectateurs une bibliothèque riche de vidéos pour apprendre la langue de Molière. Il suffit de cliquer sur :http://enseigner.tv5monde.com.  D’autres y compris les enseignants ont crée directement des web TV sur YouTube à travers lesquels ils publient des vidéos d’apprentissage filmées par eux même ou déjà publiées par d’autres personnes.

Entre temps, YouTube vous permet de créer des playlists thématiques. Et tout le monde en profite : le pâtissier, l’économiste, le médecien.etc. Et pourquoi l’enseignant n’en profite pas pour meubler son cours ? L’inscription sur YouTube est gratuite et rentable car vous pouvez monétiser vos vidéos surtout s’il s’agit de vos propres vidéos et dont vous bénéficiez des droits d’auteur. Voici un exemple de chaine pédagogique :https://www.youtube.com/channel/UCObG1H-Y9CcBgpr4DGDw7bQ  dont le thème générale est les sciences de l’information et de la communication.

Pour finir, YouTube est un outil efficace pour enseigner mais nous ne pouvons pas confirmer qu’il est le meilleur outil. Dans l’étude Eric Jamet[1] (psychologue) qui portait sur les formats de mémorisation des informations, il s’est avéré qu’il « apparaît de plus en plus pertinent de s’intéresser aux conditions d’efficacité des médias en fonction de leurs attributs (illustrations, textes, narrations, animations), de la tâche à réaliser et des caractéristiques propres du sujet en situation d’apprentissage ».

Nouha Belaid

Padlet, afin de pousser les apprenants à réagir et à être collaboratif

Padlet

NB: Cet article a été publié sur le site français  » Educavaux » – Le 24 Décembre 2014

Pour certaines matières, les apprenants sont appelés à présenter des exposés sur des thèmes bien précis, en relation avec le module enseigné. Et au moment qu’un groupe d’apprenants présente son exposé, le reste de la classe est appelé à se concentrer et prendre des notes. A la fin de l’exposé, le public pose des questions aux présentateurs de l’exposé et c’est ainsi que commence le débat, sauf que parfois le débat ne se lance pas parce que le public n’était pas attentif à cause du rythme ennuyant des présentateurs.

L’enseignant est appelé à trouver un moyen pour attirer l’attention du public et lui pousser à se concentrer avec les présentateurs de l’exposé. D’où Padlet se manifeste comme un outil qui peut susciter l’intérêt du public. Cet outil a un autre atout de taille. Il fonctionne sur la plupart des supports mobiles, smartphones ou tablettes. Son usage est gratuit.

Pour certaines matières, les apprenants sont appelés à présenter des exposés sur des thèmes bien précis, en relation avec le module enseigné. Et au moment qu’un groupe d’apprenants présente son exposé, le reste de la classe est appelé à se concentrer et prendre des notes. A la fin de l’exposé, le public pose des questions à présentateurs de l’exposé et c’est ainsi que commence le débat, sauf que parfois le débat ne se lance pas parce que le public n’était pas attentif à cause du rythme ennuyant des présentateurs.

L’enseignant est appelé à trouver un moyen pour attirer l’attention du public et lui pousser à se concentrer avec les présentateurs de l’exposé. D’où Padlet se manifeste comme un outil qui peut susciter l’intérêt du public. Cet outil a un autre atout de taille. Il fonctionne sur la plupart des supports mobiles, smartphones ou tablettes. Son usage est gratuit.

Il s’agit bel et bien d’un mur virtuel auquel nous pourrons avoir accès dés que l’enseignant enverra le lien aux apprenants. Toute la classe est connectée, le groupe présente son exposé et le public tweet (crée une note de texte) sur le mur virtuel les idées retenues de l’exposé.

Un quart d’heure plus tard, fini l’exposé, on se trouve devant un mur virtuel riche avec des informations tweetées. Et si le public a des questions, il suffit de les noter sur le mur virtuel et les présentateurs y répondent à la fin de leur exposé.

Le public pourra même donné une note au groupe en répondant à un sondage proposé par l’enseignant du module et publié sur le mur virtuel.

Avec Padlet, on ne s’attend plus à ce que le groupe termine son exposé mais on réagit au moment où il fait sa présentation. L’enseignant pourra aussi enrichir l’exposé en partageant sur le mur virtuel des documents intéressants avec les apprenants.

C’est un véritable mur d’affichage en ligne  sur lequel vous pouvez  glisser depuis le bureau de votre ordinateur, des documents de toute sorte : des vidéos, des images de format JPG  ou des documents pdfs. Vous pouvez aussi y copier des liens vers des vidéos ou des sites Internet.

C’est la classe connectée du 21ème siècle qui accorde une importance à l’interaction instantanée et au travail collaboratif. Nul ne peut s’abstenir… tout le monde réagit. Padlet est un outil très complet qui présente une solution pour le travail collaboratif. N’hésitez pas  d’en profiter pour assurer le bon déroulement de votre cours.

Nouha Belaid

Exemple d’un mur de Padlet :

http://fr.padlet.com/Belaid_Nouha/9ljzt536yrlj

http://fr.padlet.com/Belaid_Nouha/811mlbs13ce8