Tunisie: L’ARP adopte le budget du ministère de l’Education

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) réunie, en plénière, samedi, a adopté à la majorité de 109 députés contre 20 abstentions et une seule objection, le budget du ministère de l’Education pour l’année 2016.

Le budget, tel qu’adopté par les élus du peuple, s’élève à 4525,231 MD contre 3998,709 MD en 2015, soit une hausse de 13,2%.

Les interventions des députés ont porté sur nombre de questions, dont la corruption dans le secteur de l’éducation, la réforme éducative, le phénomène du décrochage scolaire, la lutte contre le terrorisme et la suppression du régime d’enseignement par groupes.

Prenant la parole, le député Karim Hellali s’est interrogé sur l’opportunité de la décision de supprimer le régime d’enseignement par groupes ainsi que sur la disposition du ministère, au double plan matériel et humain, à concrétiser une telle mesure.

Le même député s’est interrogé également sur les modalités de mise en oeuvre de l’initiative du ministère de l’Education baptisée « L’Ecole renoue avec ses enfants », appelant à accorder la priorité au recrutement aux prochains concours du ministère à 900 enseignants suppléants ayant obtenu la moyenne au concours de recrutement des enseignants de l’année 2015.

Evoquant le climat de « tension » entre le ministère et les syndicats de base de l’enseignement, le député Adnène Hajji a affirmé que ce n’est pas « la voie idoine » pour régler les conflits en suspens, soulignant la nécessité de prendre en considération les droits des enseignants.

De son côté, la députée Souad Cheffi a dressé un tableau sombre de l’éducation en Tunisie. Pour elle, le secteur de l’éducation est en « crise » due essentiellement au « désengagement progressif » à l’égard de l’enseignement public, plaidant en faveur d’une réforme du système éducatif. « Nul besoin de recourir à des mesures palliatives arbitraires et intempestives », s’est-elle écriée, citant à ce propos la décision de supprimer la semaine bloquée.

La députée a également fait allusion aux campagnes de diffamation orchestrées contre les enseignants lors de la dernière période. « De telles campagnes ne font qu’altérer l’image de l’enseignant et porteront un rude coup au secteur de l’éducation en Tunisie », a-t-elle regretté, soulignant que les appels à la majoration salariale au profit des enseignants ne sont pas « un vœu pieux » mais plutôt « une « revendication légitime » s’inscrivant dans le droit-fil de la réforme du système éducatif et de la préservation de la dignité des enseignants.

Et la député de revenir sur la polémique suscitée par la question de l’absentéisme des enseignants. « les informations relayées sur un taux élevé d’absentéisme chez les enseignants n’est qu’une contre-vérité et relève de la pure désinformation », a-t-elle dénoncé.

Une position étayée par le député Ibrahim Saïd qui a appelé à « redorer le statut de l’éducateur », fustigeant à ce propos les campagnes visant à porter atteinte à son image à travers les médias.

Le dossier de la corruption dans le secteur de l’éducation a également retenu l’attention des élus du peuple. C’est ainsi que nombre de députés ont dénoncé « un manque de transparence et une mauvaise gestion » en matière d’octroi des marchés publics, soulignant l’impératif d’ouvrir une enquête afin d’éclater la vérité, toute la vérité sur ce dossier.

Pour sa part, le député Imed Ouled Jibril s’est félicité de l’initiative du ministère visant à renommer douze écoles du nom des martyrs de la garde présidentielle tombés, vendredi 24 novembre 2015, lors d’un attentat terroriste à l’avenue Mohamed V. « Il s’agit d’une initiative louable qui ne manquera pas de développer le sens patriotique chez les nouvelles générations », a-t-il dit.

Source – Webmanagercenter

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La liberté académique, le pluralisme et la bonne gouvernance, thème de mon dernier voyage d’étude en Europe

Mon voyage d’études en Europe qui a eu lieu en mois de novembre 2015 restera toujours gravé dans ma mémoire.  Bien que ce ne soit pas mon premier voyage d’études, il était le meilleur après avoir fait le tour de trois de pays en Europe : Allemagne, Pays Bas et Belgique. Ce voyage d’études a porté sur «  La liberté académique, le pluralisme et la bonne gouvernance ».

Nous étions une vingtaine d’académiciens et de chercheurs de différents pays arabes (la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, la Jordanie, l’Egypte, la Libye et le Liban). L’ambiance multiculturelle dans laquelle nous nous sommes trouvés, a favorisé l’échange entre tous les membres du groupe car même si nous appartenons à la même culture, chaque pays a son propre climat de démocratie et cela dépend du régime politique mis en place. Ainsi nous ne pourrons pas parler du même système académique ou du même terrain d’échange scientifique.

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Les membres de toute l’équipe

Par la suite, j’ai trop apprécié le rythme accéléré de ce voyage d’études. Nous n’avons pas du temps à perdre et nous étions appelés à profiter de chaque seconde. Ainsi cette opportunité était très enrichissante vu la bonne qualité des intervenants avec lesquels nous avions eu des rendez-vous dans les trois pays de l’Europe. C’était une ouverture réelle sur l’enseignement en Europe, à savoir à Aachen, à Cologne, à Maastricht et à Bruxelles.

L’importance de l’enseignement professionnel

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M.Martin WORTMAN nous présente l’Université des Sciences Appliquée

Cette idée de l’importance de l’enseignement professionnel a été confirmée par  M. Martin WORTMANN (Président de l’Université Appliquée à Cologne) qui nous avait fait une excellente présentation sur cette université en mettant l’accent sur le programme scolaire, les conditions d’admission, le recrutement des enseignants, l’infrastructure de l’université.etc.

Notons ainsi qu’une université appliquée est une université qui se base beaucoup plus sur la pratique. Le diplôme du bac est nécessaire pour la rejoindre. Elle dispose ainsi une riche offre de formations vu qu’elle enseigne le droit, l’économie, les médias, l’ingénierie et autres. Il est possible de s’inscrire en mastère mais le doctorat se fait dans le cadre d’un partenariat avec d’autres universités.

Entre temps, cette université considérée comme la deuxième plus grande université à Cologne, développe des partenariats avec les différents acteurs du marché de l’emploi. Les stages pour les étudiants démarrent aussi une étape importante de leur vie universitaire et ainsi des partenariats avec des acteurs économiques sont signés. Et d’ailleurs, le taux de recrutement des étudiants diplômés  de cette université est en train d’évoluer.

Il a ajouté que cette université a beaucoup travaillé avec les autres universités allemandes pour assurer la reconnaissance de ses diplômes au niveau de toute l’Europe. Cela a pris du temps. Mais actuellement, nous parlons de plus que 119 000 diplômes reconnues par tous les pays européens.

Cette rencontre a été clôturée par un tour au sein de l’université, au cours duquel nous avons découvert la qualité de l’équipement des laboratoires scientifiques.

Et lors de cette intervention, nous avons apprécié combien le Président de l’université était fier de son travail ainsi que du travail de toute l’équipe. Il semblait très actif et partant pour faire de son mieux afin de développer cette université. Ce type d’universitaires nous manque malheureusement  au sein de nos universités tunisiennes parce que nous avons beaucoup plus des gens qui travaillent pour l’argent et rarement que nous trouvons un enseignant qui investit de l’effort au profit de l’université et non pas de son statut.

Nous avons eu aussi  une réunion avec  M. Rudolf HIELSCHER (Directeur du bureau de Bruxelles d’Académie Nationale des Sciences et de l’Ingénierie [Acatech]) qui nous a parlé de Acatech. Il a souligné ainsi que cette académie se compose de 109 membres à savoir Google, Siemens, Intel.etc. Les entreprises sont selon lui, des acteurs économiques actifs dans le  savoir scientifique.

Par ailleurs, Il a insisté sur la liberté scientifique et l’importance de la protection des savants. M. HIELSCHER a indiqué que la relation entre les sciences et la politique est toujours remise en question en Europe, alors que dans les pays arabes, c’est toujours la relation entre la religion et la politique qui est au cœur des sujets quotidiens. Mais en Europe, les politiciens ont toujours besoin des  savants pour avancer, en se basant sur leurs résultats.

Ajoutons que le Groupe interacacadémique pour le développement favorise l’échange entre les différents partenaires de l’Europe et cela pourra s’ouvrir avec le temps sur l’Afrique.

L’enseignement supérieur : le partenariat entreprise / université

Lors de notre première journée à Aachen, nous avons croisé Dr Piter LOZEN   de Fraunhofer Institue. Ce dernier est constitué de 66 instituts dont un institut au Caire et un autre à Dubaï.  Il s’agit de la recherche appliquée qui favorise l’innovation et l’invention des technologies. Ce qui est explique l’installation de quelques entreprises dans le bâtiment de l’université, à savoir PHILIPS, PhotonAix, BRUKER.

Plusieurs acteurs prennent part du financement de Fraunhofer Institue : 20 % financé par les organisations européennes, 50 % proviennent des revenus industriels, 25 % provient de l’entreprise Fraunhofer  et 2 % des licences du laser.

Comment assurer l’indépendance de Fraunhofer Institue ? Cet institut est doté d’une grande indépendance sans aucune intervention politique.  Mais il faut juste travailler dans le cadre de ses spécialités.

12212340_849095671875658_239977315_nNous avons eu  aussi, un rendez-vous avec  un cadre de l’Université de Aachen qui nous a parlé de RWTH University, en ayant l’opportunité de faire un tour dans le campus universitaire.

Il est à noter que l’Université de Achen  est spécialisée dans l’ingénierie (précisément la technologie du laser). Elle a actuellement 30 000 étudiants dont 5000 des pays étrangers. Il s’agit de 260 instituts et 450 professeurs.

Le campus universitaire était tellement vaste que nous avons pris le bus pour se déplacer.  Et cette tournée nous a permis ainsi de découvrir la présence des industries au sein du campus, ce qui favorise la relation entre l’université et les entreprises économiques.

L’enseignement des sciences sociales

Nous  avons rendu visite à l’Institut de  l’histoire de RWTH à Aachen , là où nous étions accueillis par Dr.Ines SOLDWISCH, chercheur au sein de l’Institut de  l’histoire de RWTH à Aachen  et Dr Phill Klauss FREITAG, manager de la direction de l’Institut de  l’histoire de RWTH à Aachen.

Au sein de cet institut, il y a une quinzaine d’enseignants dont la majorité est des chercheurs de différentes spécialités. Et les études au sein de cette université ne se limitent pas à l’histoire mais c’est plutôt un mélange entre les sciences sociales, l’histoire, la religion et la politique. Le mastère par contre, est concentré sur un seul thème.

Au sein de  la classe, le nombre des étudiants ne dépasse pas une vingtaine et les études peuvent durer 6 ans mais au moins quatre ans et demi, sauf que les étudiants ont certains engagements. Ce qui est drôle parfois, c’est que le cours pourra avoir lieu dans une salle de cinéma.

Dr Phill Klauss FREITAG a exprimé son amour pour son métier, au point qu’il a déclaré que le nombre d’heures officiel ne rend pas l’enseignant limité à cette plage horaire. Bien au contraire, l’enseignant investit beaucoup plus dans son travail surtout qu’il ne s’agit pas d’un domaine technique.  Et puis les enseignants possédant le doctorat enseignent 9 h par semaine et les enseignants assistants enseignent 7 h par semaine.

Quant à l’étudiant qui s’inscrit en thèse, a une durée de six ans pour l’achever puis il aura six ans de plus pour achever son habilitation.  Malheureusement, en Allemagne, ces dernières années certains postes d’enseignants ont été annulés.

De son côté, Dr.Ines SOLDWISCH a souligné l’importance de s’intégrer à l’université de Aachen connue par les disciplines techniques. Ainsi la convergence avec d’autres disciplines demeure être importante. A titre d’exemple, étudier l’histoire des tremblements de terre nécessite la collaboration avec un chercheur en géographie.

Signalons que l’Allemagne est en période de transition académique qui favorise la liberté scientifique et académique. Cela fait partie de la politique de HUMBERT qui encourage cette liberté.

Au sein du conseil de l’université, il y a une représentativité des enseignants et des étudiants. Pour devenir Président du conseil, ils passent pour les élections chaque deux ans. Et à chaque fois qu’un problème émerge, ils sont appelés à créer un comité de réflexion pour résoudre ce problème.

Dans le contrat du travail d’un enseignant dans cette université, le nombre de publications à faire et le montant de financement des recherches scientifiques sont signalés. De plus, le contrat rappelle l’enseignant de son rôle en tant qu’enseignant  et d’ailleurs les étudiants évaluent leur enseignant à la fin du module.

Ce jour là, j’ai trouvé une réponse à une question qui m’interpelle depuis longtemps : comment enseigner l’histoire des médias dans une ambiance conviviale, sans que les étudiants se lassent ? La réponse était la suivante : il faut tout simplement partir d’un problème social pour revenir en arrière. Il s’agit donc de renouveler le passé et de créer un lien social entre les événements et la situation dans laquelle ils ont eu lieu.

La politique du développement de l’enseignement en ligne

Au cours de notre voyage d’étude, nous avons eu le plaisir  une fois d’être accueilli par  Mme Angela FREMUTH (membre du parlement municipal de la ville de Düsseldorf, et porte parole de l’innovation, de la science et de la recherche) qui nous a parlé de son rôle en tant que député et l’importance accordée à l’enseignement et au développement scientifique au sein du parlement. Et l’enseignement en ligne était parmi les points débattus au cours de notre rencontre.

Elle a souligné ainsi que l’Allemagne a commencé il y a quelques années à vivre l’expérience du cours en ligne financé par plusieurs partenaires. Et n’importe quel étudiant de n’importe quelle nationalité peut avoir accès et réussir son diplôme, sachant que les examens se passent sur place et les cours sont la majorité en allemand  à l’exception de quelques uns en anglais. Puis, les étudiants ne payent que les prix des ouvrages alors que les études sont gratuites. Et ces diplômes des cours en ligne sont reconnus à l’échelle nationale et internationale, y compris pour les masters et les doctorats.

Par ailleurs, elle  a ajouté que la ville de Düsseldorf compte 40 % de ses étudiants inscrits à l’université virtuelle allemande.

Quand les étudiants deviennent des acteurs actifs voire des décideurs
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Le jour où nous avions effectué une visite à l’Université de Aachen, les associations allemandes estudiantines (nationales et internationales) installaient leurs stands en face de l’université afin d’encourager les étudiants à investir leur efforts dans la vie associative. Il y a avait  plus qu’une trentaine d’associations destinées aux étudiants. Nous citons comme exemple, l’association « Rock your life » qui aident les élèves dans leur intégration au sein de l’université et trouver un boulot. Il y avait aussi « Enactus » qui travaille en partenariat avec  les entreprises  en versant l’argent gagné au profit des handicapés. Quant à «  Aegee », elle s’occupe des étudiants en Europe. Les étudiants de l’Université de Aachen semblaient très impliqués dans la vie associative.

Par ailleurs, lors d’un rendez-vous intéressant avec quelques membres de l’Organisation des étudiants libéraux présidée par M.Milti MULDEKH afin de parler de la démocratie au sein des universités et de l’univers politique, ils ont insisté sur les valeurs de la constitution qui sont pour eux à ne pas toucher. Mais ils tiennent à ce que les étudiants aient la liberté de s’exprimer dans différents volets de leur vie au sein de la société.

Les élections du parlement dont 41 sont  membres de cette organisation s’organisent une fois par ans, durant une semaine. Le vote par envoi postal est faisable pour les élections vu qu’il s’agit des élections parlementaires, c’est-à-dire régionales.

L’organisation des étudiants libéraux organise aussi de temps en temps, des événements culturels et sportifs.

Et si les étudiants ont un problème au sein de l’université, ils peuvent dépasser les frontières de l’université et évoquer leur problème au sein du parlement qui sera appelé après à défendre leur problème auprès de l’université..

L’accès facile à l’information

Lors de ce voyage d’étude, j’ai eu le plaisir de faire une visite à la bibliothèque de l’Université de Maastricht (Pays Bas).

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L’accès à la bibliothèque n’était pas compliqué étant donné que les portes sont ouvertes à tout le monde. Et il y avait d’ailleurs beaucoup d’étudiants pourtant c’est dimanche. J’étais surprise par le nombre des étudiants présents ce jour là. Chez nous, aucune bibliothèque  ne fonctionne dimanche et aucune ne fonctionne déjà  jusqu’à 21.  J’ai été aussi émue pour la qualité de l’infrastructure de cette bibliothèque  dont l’aménagement était trop développé. Elle est loin de l’infrastructure de toutes les bibliothèques que j’ai visitées en France.

Il s’agit d’une bibliothèque composée de trois étages. En bas, se trouve le restaurant et quelques points d’accès à Internet. En haut, se trouve les ouvrages et les documents selon les disciplines. Et vous n’êtes appelés à demander à quelqu’un pour qu’il vous ramène un ouvrage de l’intérieur mais vous avez un accès direct à des milliers de livres. C’était  en ce moment mon réel plaisir, en naviguant entre les milliers de livre en journalisme et en communication. En tant que doctorante, cette visite était très importante pour moi vu que j’ai noté le nom de quelques ouvrages intéressants.  Notons aussi que l’aménagement de la bibliothèque favorise le travail de groupe et le travail individuel.

Nous avons eu un  rendez-vous aussi vec Dr Katrien MAES (responsable au sein de la Ligue des universités  européennes de recherche [LEUR]). Cette ligue fondée en 2012 et possède 21 membres. Elle est basée dans dix pays européens, en essayant d’être représentatif.

Cette ligue encourage l’éducation  et l’échange du savoir  indépendamment des frontières. Les membres discutent ainsi leurs problèmes et cherchent à développer les pratiques.  Elle organise aussi l’université de l’été ainsi que d’autres événements intéressants pour les chercheurs afin de favoriser l’échange des savoirs.

Quant à notre rencontre avec  Mme Stefanie KALFF- LENA (Directrice de  la recherche et l’innovation au sein de la commission européenne), cette dernière a mis l’accent sur le programme 2020 auquel ils ont consacré un budget de 7 Billions euros. Ce programme s’adresse à l’excellence scientifique, au leadership et aux enjeux sociétaux. Et nous avons été heureux de savoir que la Tunisie va rejoindre le programme en décembre 2015.

Recommandations

Bref, nombreux étaient nos rendez-vous avec les acteurs du monde universitaire en Europe. Nous avons croisés d’autres Président d’universités ou députés chargés de missions universitaires, à savoir Prof. Frand HOFFMEISTER (Enseignant à l’Université Libre de Bruxelles et Président d’un groupe au Parlement Européen, membre de la commission européenne), M.Bernd WACHTER (Directeur de l’association de la coopération académique)

Et comme suite à toute formation, nous devrons revoir la situation dans notre pays, je me sens par rapport aux  autres pays arabes satisfaite de la situation de notre enseignement notamment après le 14 janvier 2011  mais il y a certaines recommandations, à savoir :

  • Revoir le budget de l’Etat consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique,
  • Penser à bâtir des bibliothèques qui s’approchent des normes internationales et faciliter l’accès des étudiants aux données, dans un climat de liberté, car nous ne pouvons pas construire une génération de grande performance si on  ne leur fournit pas l’infrastructure nécessaire ;
  • Faire intervenir les entreprises en matière des disciplines techniques tels que le mécanique, la télécommunication, l’industrialisation.etc. et créer un échange entre les différents acteurs (enseignants, entreprises et étudiants) ;
  • Développer la présence de nos étudiants dans les  postes de prise de décisions,
  • Encourager nos étudiants à produire et à prendre des initiatives ;
  • Revoir les conditions auxquelles sont soumis les jeunes chercheurs à savoir les doctorants ;
  • Développer les programmes de bourses au profit de nos étudiants et nos chercheurs dans le monde arabe ;
  • Développer des réseaux d’échange entre les pays du sud et les pays du nord.

Ces recommandations ne sont pas difficiles à appliquer mais il suffit qu’il y ait une volonté de changement. De mon côté, pour le moment, je veillerai à ce que mes étudiants soient créatifs et productifs, à ce que ma classe soit un berceau de démocratie et d’échange de paroles libres et à ce que mes cours soient basés sur la pratique plus au moins que la théorie.

La cité de rêves de Platon n’a jamais existé mais nous devrons mobiliser les efforts afin de développer d’une part l’enseignement et d’autre part la recherche scientifique, car cela fait partie du processus de la transition démocratique. Les hommes politiques tunisiens ont besoin des recherches établies par les chercheurs tunisiens et ces derniers ont besoin aussi du soutien des leaders dans le pays.

Nouha BELAID

Lettre à M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

 NB: Cet article a été publié dans le journal "HuffingtonPost" le 26 Janvier 2015

A Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,

A partir du moment où le premier gouvernement démocratique dans l’histoire de la Tunisie, après les événements du 14 janvier 2011, a été mis en place, tout le monde a  commencé à réclamer ses droits. Et comme je me disais toujours « il vaut mieux tard que jamais » et étant donné que la pensée suit toujours l’armée car si les entreprises étaient bien conçues, l’homme d’affaires en était convaincu, j’ai pensé à vous adresser cette lettre électronique, à l’ère du numérique afin de vous parler des  besoins des jeunes étudiants et des exigences du marché d’emploi appelé à recruter ces jeunes diplômés. Et je pense que vous avez une chance pour développer ce domaine qui en souffre depuis bon moment.

La Cité vertueuse, irréelle, idéale et hypothétique dont parlait Platon n’existait pas. Mais nous pouvons au moins se rapprocher à quelques pas du modèle de l’université vertueuse, à l’instar des pays développés et des grandes universités du monde entier,  jusqu’à ce que nous arrivions un jour à créer notre modèle universitaire. Rêver est un signe de développement et si notre Président de la république a pu réaliser son rêve à l’âge de 87 ans, nous sommes aussi capables de concrétiser un rêve universitaire qui devra faire partie de la politique de ce gouvernement.

Dans la discussion, la politique se mêle au social, à la société et à l’éducation. La politique et l’éducation vont d’ailleurs, de pair. Dans le roman « Le petit Chose » d’Alphonse Daudet, nous découvrons que la pensée donne l’existence. C’est quoi penser ? C’est construire l’homme, le citoyen, du haut de l’échafaudage, même si cela nécessite de tomber de haut, c’est croire en lui et le pousser à avancer. Et là se manifeste le rôle de l’université qui est l’expression de la nation.

Nous avons toujours répéter la même phrase «  Nous n’avons pas les moyens ». Mais est ce que vous pensez que les moyens présentent la solution pour former une génération de diplômés compétents qui répondent aux besoins du marché de l’emploi ? Bien sûr que l’université souffre de l’absence de certains moyens mais elle enregistre aussi, l’absence de la volonté de ces enseignants qui rejettent certaines nouvelles méthodes, à l’ère des TIC.

Pédagogie et compétence

Pour un enseignant, il faut se contenter de savoir enseigner et non pas de savoir car enseigner est un art. Montaigne disait «  Je n’enseigne pas, je raconte ». Il avait découvert déjà l’importance du storrytelling alors que nous venons ces dernières années de souligner l’importance de ce genre de communication.

Certains enseignants n’ont pas encore saisi que l’enseignement n’est pas un métier comme tous les autres. C’est une vocation  noble voire une mission prestigieuse, et soit on s’implique entièrement soit on abandonne complètement. Et du coup, ils pensent que l’obtention du doctorat leur permettent légitiment d’enseigner alors qu’ils ne sont pas doté de la pédagogie nécessaire pour le faire. Et bien que le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a ajouté à certains diplômes du mastère de recherche LMD deux modules : pédagogie de l’enseignement et pédagogique numérique, mais cela n’a abouti presque à aucun résultat et c’est parce que la plupart des enseignants qui ont été mis en place n’ont pas les compétences nécessaires notamment pour le module de la pédagogie numérique.

Actuellement en Tunisie, si certaines universités à l’instar de l’IHEC et l’ISG confirment les compétences de certains enseignants en matière d’usage du numérique, d’autres universités souffrent encore du recours aux méthodes classiques d’enseignement, là où l’enseignant dicte son cours et explique. Il s’agit bel et bien d’un travail à la chaine.

Il est temps de repenser les méthodes pédagogiques d’enseignement car l’université de jadis ne peut plus s’imposer auprès d’une génération accro au web 2.0. La réforme dans le domaine de l’enseignement supérieur ne se limite pas à changer les modules d’un tel diplôme ou d’ajouter un nouveau diplôme de mastère ou d’acquérir du nouveau matériel. Et n’oublions pas que  les étudiants pourront trouver les informations sur Internet et dans les ouvrages. Grâce aux tutoriels, aux bibliothèques virtuelles et aux documents PDF, l’accès à l‘information est devenu plus facile.

Si les étudiants n’accordent plus d’importance aux études comme auparavant, c’est qu’il y a une chose qui cloche au point que l’étudiant ne s’intéresse plus aux cours. Dans les pays développés, quand les étudiants s’absentent, l’enseignant se remet en question afin de chercher une raison qui justifie leur absence. Chez nous, l’absence d’un étudiant est un signe de paresse. Et si nous pensons réellement, à trouver un remède pour amener les étudiants paresseux à s’y mettre ?… C’est là que nous découvrions la différence entre un enseignant impliqué et un simple prestataire de service.

Dans une salle de cours, il y a toujours deux types d’apprenants : Ceux qui reçoivent et échangent avec vous et ceux qui se limitent à recevoir sans qu’il y ait une rétro réaction. L’enseignant impliqué est appelé à faire bouger toute la classe pour instaurer une ambiance d’interactivité. Et c’est cette interactivité qui motive l’étudiant et le rend intéressé car là où le cours suis un rythme monotone, l’étudiant se lasse et fait l’école buissonnière. Malheureusement, nos étudiants assistent au cours sans être motivés mais par obligation. La majorité cherche à avoir la moyenne et les start-up deviennent de plus en plus rares.

Donc je pense que le ministère de l’Enseignement Supérieur est appelé à former des enseignants interactifs, qui maitrisent les nouvelles pédagogies interactives. Et au moment où nous pensons à instaurer du nouveau matériel, il faut penser à démocratiser le numérique pour que toutes les universités tunisiennes y aient accès, que se soit au nord de la Tunisie ou au sud. Dans tous les cas, le partage équitable des ressources est un droit et non pas un choix. C’est ce qu’un proverbe tunisien disait « N’entrez pas au marché des péteux, sans séant ». Ainsi, il faut repenser les  partenariats avec les opérateurs téléphoniques et de connexion Internet en Tunisie, à l’ère de 3 G+ et 4 G+.  Ce genre de partenariat pourrait être une solution.

L’enseignement en ligne et les MOOC

L’enseignement numérique ne suffit pas pour développer l’université tunisienne. A l’ère des TIC, il démarre brutal de penser à l’enseignement en ligne, en cherchant à développer l’Université Virtuelle de Tunis car ce genre d’enseignement n’est non seulement une solution pour optimiser les ressources mais offre aux apprenants plus de chances pour avoir accès au cours à tout moment, étant donné qu’il ne dépend ni de l’horaire, ni du lieu. Il y a des gens qui  ne terminent pas leurs études car ils se trouvent obligés d’aller travailler, pour subvenir aux besoins de leur famille. Ainsi, l’université virtuelle présente une solution pour résoudre se problème de disponibilité, ce qui permettra d’augmenter le nombre des diplômés de l’université tunisienne et le taux de l’intellectualisme au sein de la société, augmentera systématiquement.

L’université virtuelle française représente d’ailleurs, un très bon exemple à y imiter et créer notre modèle d’une université virtuelle développée et qui suit les normes internationales de l’enseignement en ligne.  Nous avons déjà, notre université virtuelle en ligne mais il y a un très grand travail à faire.

De plus, à l’ère des certifications en informatique et en matière des langues, d’autres disciplines se sont ouvertes sur l’univers des certifications qui permettent aux apprenants de développer leurs compétences dans certains domaines. Et si « Orange Tunisie » a pensé un jour, en 2014,  à investir dans le  Massive Open Online Courses (MOOC), et ce en lançant le premier MOOC en Tunisie, c’est que cette entreprise internationale est prête à s’investir dans le domaine de la formation en ligne et du partage de savoirs et de connaissances. Pourquoi alors, ne pas chercher des partenaires de ce genre pour s’impliquer dans le e-leraning avec l’évolution du nombre de manifestations scientifiques qui traitent ce terme, dans notre pays? Le Ministère Français de l’enseignement supérieur a opté pour cette vision après avoir découvert son importance pour «  améliorer la réussite des étudiants par une pédagogie interactive, ouvrir l’accès au savoir à un large public et conforter le rayonnement culturel des établissements d’enseignement supérieur dans le monde, à commencer par les pays de la francophonie ». Expérience lancée en France en 2013, et après une année, elle a réussi à avoir sur 53 MOOCs développés par les universités et écoles qui sont suivis par plus de 400 000 étudiants, salariés, personnes désireuses d’approfondir leurs connaissances dans des domaines très variés : philosophie, histoire, géographie, santé, environnement, droit, management et entrepreneuriat, pédagogie du numérique.

L’apport du progrès scientifique

Le progrès scientifique est le facteur déterminant du développement du pays. Et la civilisation est le fruit de l’effort humain pour la conquête du monde grâce à certains critères : l’intelligence humaine et la compétence humaine. Une société est civilisée lorsqu’elle veille à instruire ses membres. C’est en s’instruisant qu’on sera capable de bâtir un avenir prestigieux.

Malheureusement, en Tunisie, le champ de la recherche scientifique est très restreint et seuls les enseignants qui possèdent les meilleurs titres/grades profitent des opportunités proposées par le ministère. Les jeunes docteurs ou doctorants ne trouvent aucun terrain favorable pour entamer des recherches dans leur domaine. Et d’ailleurs, si un doctorant  dans une université européenne reçoit un salaire en tant qu’employé et il est directement affecté à un laboratoire de recherche et suit des ateliers de méthodologie scientifique et d’encadrement, le jeune doctorant tunisien trouve des difficultés pour payer les frais d’un voyage afin de participer à un colloque scientifique à l’étranger et les revues scientifiques ne sont pas nombreuses dans  notre pays. Le jeune doctorant tunisien a de la chance s’il est doté d’un bon encadreur. Chez nous la recherche scientifique est pour les riches et les opportunités de bourse ne sont pas nombreuses notamment dans le domaine des sciences humaines et des sciences sociales.

Alors si nous appliquons un modèle doctorale à l’instar de celui du Canada, là où les doctorants sont appelés à assister à certaines séances de méthodologie ou si nous appliquons celui de la France, là où les doctorants sont appelés à publier au moins trois articles scientifiques pour soutenir leurs thèses, c’est ainsi que la culture de production scientifique se développera. Au même temps, chaque chercheur devrait être affecté à un laboratoire de recherche et devrait profiter d’une bourse de recherche, mis à part les remises sur les voyages d’études ou l’achat des ouvrages ou les dépenses scientifiques.

Le domaine de la recherche scientifique devrait être doté d’un budget respectueux pour que les chercheurs de ce pays trouvent un terrain propice de production, sinon çà va finir par la fuite des cerveaux. Au moins, actuellement, certains résistent encore à ces conditions lamentables.

Bref, si vous travaillerez Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur sur ces trois axes : pédagogie, enseignement en ligne et recherche scientifique, vous arriverez à bâtir l’université vertueuse dont tous rêvaient. Soyez ouvert aussi sur le secteur privé de l’enseignement supérieur car le partenariat privé /public pourrait aboutir à des grands projets, à l’ère de la privatisation du secteur.

Il est à noter que le dernier numéro du magazine « Academia » publié en 2014 par l’Université de la Mannouba met l’accent à travers les témoignages des Présidents des universités tunisiennes, sur les attentes quant aux universitaires. Le Président de l’Université de Carthage, M.Lassed Assmi souligne d’ailleurs que le développement de la qualité de l’enseignement nous permettra d’être bien classé à l’échelle internationale, sur le plan qualité. De son coté, M.Rekik Bouaziz, Président de l’Université de Sfax a appelé à réviser les programmes de formation et leurs pédagogies.

Nouha Belaid

 

YouTube, une mine de ressources pédagogiques

youtube

N.B: Cet article a été publié sur le site d'éducation français Educavox, le 08 janvier 2015

Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont omniprésentes dans l’enseignement. La pression est de plus en plus forte, de la part des apprenants étant donné que la société est soumise à l’usage quotidien de ces  outils. Ces derniers favorisent l’apprentissage et l’acquisition rapidement des informations.Mais avez-vous un jour pensé à enseigner avec le réseau social de partage de vidéos « YouTube » ? 

« YouTube » ne se limite pas à vous permettre de visionner les derniers clips de vos chanteurs préférés ou un film complet que avez lu son synopsis dans les  magazines People.  C’est aussi  une mine de ressources pédagogiques que vous pouvez utiliser pour meubler votre cours. Il s’agit d’une ne approche pédagogique originale et motivante pour vous et vos apprenants.

En réalité, ce support vidéo est un support extrêmement riche et flexible et qu’il a énormément à apporter à l’enseignement aussi bien réel que virtuel.  Il suffit juste de déterminer les bonnes méthodes d’un usage pertinent. Donc au lieu de servir à vos apprenants en classe un article, vous pouvez visionner ensemble une vidéo de quelques minutes voire un film complet qui résume le cours. Vous pouvez ainsi votre apprenant à vivre les événements, découvrir les faits et imaginer les situations.

Et s’il s’agit d’un cours  en ligne, les apprenants peuvent commenter la vidéo et la partager. Plusieurs plateformes et centres de formation ont découvert l’importance de  la vidéo comme moyen d’explication de données et outil pédagogique efficace qui sert à mémoriser ces données. A titre d’exemple, TV 5 monde qui  met à la disposition de ses téléspectateurs une bibliothèque riche de vidéos pour apprendre la langue de Molière. Il suffit de cliquer sur :http://enseigner.tv5monde.com.  D’autres y compris les enseignants ont crée directement des web TV sur YouTube à travers lesquels ils publient des vidéos d’apprentissage filmées par eux même ou déjà publiées par d’autres personnes.

Entre temps, YouTube vous permet de créer des playlists thématiques. Et tout le monde en profite : le pâtissier, l’économiste, le médecien.etc. Et pourquoi l’enseignant n’en profite pas pour meubler son cours ? L’inscription sur YouTube est gratuite et rentable car vous pouvez monétiser vos vidéos surtout s’il s’agit de vos propres vidéos et dont vous bénéficiez des droits d’auteur. Voici un exemple de chaine pédagogique :https://www.youtube.com/channel/UCObG1H-Y9CcBgpr4DGDw7bQ  dont le thème générale est les sciences de l’information et de la communication.

Pour finir, YouTube est un outil efficace pour enseigner mais nous ne pouvons pas confirmer qu’il est le meilleur outil. Dans l’étude Eric Jamet[1] (psychologue) qui portait sur les formats de mémorisation des informations, il s’est avéré qu’il « apparaît de plus en plus pertinent de s’intéresser aux conditions d’efficacité des médias en fonction de leurs attributs (illustrations, textes, narrations, animations), de la tâche à réaliser et des caractéristiques propres du sujet en situation d’apprentissage ».

Nouha Belaid

Padlet, afin de pousser les apprenants à réagir et à être collaboratif

Padlet

NB: Cet article a été publié sur le site français  » Educavaux » – Le 24 Décembre 2014

Pour certaines matières, les apprenants sont appelés à présenter des exposés sur des thèmes bien précis, en relation avec le module enseigné. Et au moment qu’un groupe d’apprenants présente son exposé, le reste de la classe est appelé à se concentrer et prendre des notes. A la fin de l’exposé, le public pose des questions aux présentateurs de l’exposé et c’est ainsi que commence le débat, sauf que parfois le débat ne se lance pas parce que le public n’était pas attentif à cause du rythme ennuyant des présentateurs.

L’enseignant est appelé à trouver un moyen pour attirer l’attention du public et lui pousser à se concentrer avec les présentateurs de l’exposé. D’où Padlet se manifeste comme un outil qui peut susciter l’intérêt du public. Cet outil a un autre atout de taille. Il fonctionne sur la plupart des supports mobiles, smartphones ou tablettes. Son usage est gratuit.

Pour certaines matières, les apprenants sont appelés à présenter des exposés sur des thèmes bien précis, en relation avec le module enseigné. Et au moment qu’un groupe d’apprenants présente son exposé, le reste de la classe est appelé à se concentrer et prendre des notes. A la fin de l’exposé, le public pose des questions à présentateurs de l’exposé et c’est ainsi que commence le débat, sauf que parfois le débat ne se lance pas parce que le public n’était pas attentif à cause du rythme ennuyant des présentateurs.

L’enseignant est appelé à trouver un moyen pour attirer l’attention du public et lui pousser à se concentrer avec les présentateurs de l’exposé. D’où Padlet se manifeste comme un outil qui peut susciter l’intérêt du public. Cet outil a un autre atout de taille. Il fonctionne sur la plupart des supports mobiles, smartphones ou tablettes. Son usage est gratuit.

Il s’agit bel et bien d’un mur virtuel auquel nous pourrons avoir accès dés que l’enseignant enverra le lien aux apprenants. Toute la classe est connectée, le groupe présente son exposé et le public tweet (crée une note de texte) sur le mur virtuel les idées retenues de l’exposé.

Un quart d’heure plus tard, fini l’exposé, on se trouve devant un mur virtuel riche avec des informations tweetées. Et si le public a des questions, il suffit de les noter sur le mur virtuel et les présentateurs y répondent à la fin de leur exposé.

Le public pourra même donné une note au groupe en répondant à un sondage proposé par l’enseignant du module et publié sur le mur virtuel.

Avec Padlet, on ne s’attend plus à ce que le groupe termine son exposé mais on réagit au moment où il fait sa présentation. L’enseignant pourra aussi enrichir l’exposé en partageant sur le mur virtuel des documents intéressants avec les apprenants.

C’est un véritable mur d’affichage en ligne  sur lequel vous pouvez  glisser depuis le bureau de votre ordinateur, des documents de toute sorte : des vidéos, des images de format JPG  ou des documents pdfs. Vous pouvez aussi y copier des liens vers des vidéos ou des sites Internet.

C’est la classe connectée du 21ème siècle qui accorde une importance à l’interaction instantanée et au travail collaboratif. Nul ne peut s’abstenir… tout le monde réagit. Padlet est un outil très complet qui présente une solution pour le travail collaboratif. N’hésitez pas  d’en profiter pour assurer le bon déroulement de votre cours.

Nouha Belaid

Exemple d’un mur de Padlet :

http://fr.padlet.com/Belaid_Nouha/9ljzt536yrlj

http://fr.padlet.com/Belaid_Nouha/811mlbs13ce8